Alain Poirier

Publié le par seminaire. de Chavagnes sept1958/juin1961

 

Alain Poirier

 

 

 

 

 

Alain Poirier

55 rue Anatole France 

85000 LA ROCHE SUR YON

Tel 06 07 77 53 83

MEL : alain.poirier85@gmail.com

 

 

Merci à Hubert, mon homonyme de nous avoir rappelé ce sympathique anniversaire du 18/9/2010, à Chavagnes…

Je vais suivre ses suggestions !

Je m’en souviens d’autant mieux de ce 18/9, que j’étais atteint d’une horrible cruralgie qui m’a cloué sur ma chaise et empêché de participer pleinement avec vous. Si je n’ai donc rien retenu de la visite et de la réunion, j’ai par contre pu bavarder avec plusieurs d’entre vous qui, au sens figuré, m’ont tenu la jambe. J’ai été marqué par les propos de trois d’entre nous. Le premier m’a dit «j’ai beau chercher dans ma mémoire, je ne trouve aucun mauvais souvenir du séminaire». Le second , tristement, m’a rappelé qu’en voyant ses parents mettre sa malle dans le coffre de la voiture, il croyait y voir son cercueil. Évidemment, leurs souvenirs ne peuvent être identiques. Le troisième avait vécu son séminaire sur un nuage de culture… Et pourtant, ils avaient vécu, en même temps, les mêmes événements. Quant à moi, je partage le point de vue du premier, sans oublier certaines anomalies graves, telles que certaines racontées sur le blog. Je me demande encore et toujours, quel métier j’aurais choisi sans être passé par le séminaire.

 

Je n’ai pas eu ma deuxième partie de bac et j’ai filé jusqu’au grand séminaire. N’y étant pas très à l’aise sur tous les points de vue (foi, culture, intelligence, compréhension, loisirs …etc), je me suis décidé à faire mon service militaire, bien aidé dans ma réflexion par le père Chaleix, dont je garde en souvenir tout l’humanisme. Les seize mois passés en Allemagne, comme instructeur militaire, ont été de véritables vacances sportives. Au retour (décembre 67) la visite au père supérieur de Luçon fut moins joyeuse car il voulait absolument que je connusse une jeune fille qui m’aurait détourné du droit chemin. Ce qui n’était pas le cas !

Surveillant durant trois mois ,je suis entré au Crédit Agricole en Mai 68 : le recrutement était facile  car les banques recrutaient à tours de bras… Ma promotion y fut très, voire trop, rapide car des événements sociaux un peu durs en 1973 m’ont montré que je n’avais pas les épaules assez larges pour supporter les responsabilités encourues, trop jeune.

En 1975, j’ai quitté le CA pour acquérir un petit «porte-monnaie» d’assurances à La Roche sur yon. Je n’aimais ni la ville ni la profession …mais à défaut de faire ce qu’on aime, on finit par aimer ce qu’on fait .C’est ce que j’ai fait ; avec plaisir, j’ai exercé ce métier que j’abhorrais... La variété des contacts, allant de l’ouvrier au PDG en passant par le fonctionnaire, du commerçant à la profession libérale, a fait que mes clients ont été mon université. J’ai beaucoup apprécié, notamment, les petits patrons de PME. Presque toujours autodidactes, ils sont souvent d’une intelligence remarquable et bien loin des simagrées des grands patrons ou des cadres supérieurs, auréolés de diplômes (et toi, Alain, tu n’en as pas. Jalousie ? Possible, car j’ai eu maille à partir avec quelques-uns). Les qualités humaines de ces petits patrons m’ont souvent agréablement surpris. En tous cas, ce fut ma clientèle privilégiée … tant en risques techniques qu’en gestion de patrimoine. Ce métier m’a permis de créer neuf emplois : c’est sans doute la plus grande fierté de ma vie professionnelle. Je suis fier également d’avoir passé beaucoup de temps à la Chambre de Commerce à préparer les futurs créateurs d’entreprise face à l’assurance.

 

Cette vie professionnelle m’a permis de vivre 24/24, pendant 31 ans, aux côtés de mon épouse Nicole, qui travaillait avec moi. Elle fut une bonne professionnelle en tous points, y compris dans la maladie puisqu’elle en est à son troisième cancer. Mais tout va aller bien. En effet, en plus de mon épouse, je suis entouré de trois filles, essaimées entre Paris, Fouesnant et le Mans : lesquelles m’ont donné cinq petits-enfants, et ce n’est pas fini ! Tout ce petit monde nous retrouve à L’Ile d’Yeu ou nous vivons sept mois de l’année. L’essaimage de mes enfants m’a fait remarquer que seulement un petit tiers d’entre nous a quitté la Vendée. Mais je n’en tire aucune conclusion.

 

Basketteur, j’ai joué jusqu’à 30 ans, puis en vétéran jusqu’à 42 ans …en entraînant des cadets et des cadettes. J’ai été stoppé par une rupture du tendon d’Achille. Alors, j’ai bricolé le tennis quand les genoux m’ont fait mettre pied à terre : ce qui est leur rôle. J’ai goûté au golf…

 

J’ai passé plusieurs mandats au Conseil des Prud’hommes : je n’en conserve pas un souvenir impérissable.

Je suis rotarien depuis une vingtaine d’années. Dans les Pays de Loire, j’anime le Rotaract ( Rotary des jeunes de 18 à 30 ans).

Pendant une douzaine d’années, avec Nicole, j’ai parcouru des classes de 3° et Terminales pour parler «d’éducation affective et sexuelle», sous le couvert d’une association reconnue par l’Éducation nationale, SESAME, relayée en Vendée par l’UDAF. Activité très prenante, puisque toujours exercée pendant les heures de travail. On voit là, l’intérêt d’une activité libérale en termes de liberté gratuite.

 

Et maintenant, que faisons-nous, demandait Hubert, dans son dernier article du blog ?

La proposition de J.M.Monnier sur Vouvant est intéressante.

Plus tard, j’aimerais faire une visite de Jean XXIII … avec, par exemple, une intervention de Charles Suaud, à partir de son livre «La vocation». Voilà, j’ai jeté une pierre à la construction des suggestions.

 

A vous tous mes amis, j’adresse mon amical et meilleur souvenir.

 

Alain Poirier

Publié dans Que sont-ils devenus

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